3 octobre 2019 Rédigé par Simon Gachet

(3 octobre 2019) Les 37 Minutes de Barcelone

Pour Simon Gachet, la dernière manche de la Blancpain GT Series Endurance Cup aura duré 37 minutes, dont 35 sous safety-car ! Lâché par son moteur, le pilote Isérois a achevé sa saison internationale par un abandon mais la victoire de Zandvoort et les podiums de Misano et du Nürburgring obtenus dans le championnat sprint seront peut-être décisifs pour envisager le prochain chapitre de sa carrière sportive.

Une belle perf’ en qualif’

Simon et son complice du sprint et de l’endurance Christopher Haase ont accueilli à leurs côtés un nouveau coéquipier en la personne de Dorian Boccolacci, arrivé en droite ligne de la Formule 2 FIA. Le trio a montré son homogénéité aux essais qualificatifs. L’addition de leurs chronos respectifs a propulsé l’Audi Saintéloc #25 en 7ème position sur une grille de départ riche de 46 autos.

Autant dire que l’espoir d’un résultat solide était tout à fait justifié pour notre brelan d’as Franco-Allemand. Chargé du départ, Simon se fait dépasser de façon peu sportive par des adversaires qui coupent le premier « S ». La direction de course leur intimera l’ordre de laisser repasser l’Audi Saintéloc. Le premier tour n’est pas bouclé qu’un gros crash se produit à la sortie du virage n°9 : une Porsche tape les piles de pneus et finit sa course sur le toit. Il s’ensuit une neutralisation dont la n°25 ne verra pas la fin. Alors que le directeur de course s’apprête à relancer la course à la 38ème minute, Simon stoppe précipitamment à l’extérieur du même virage n°9. La fumée qui sort des échappements ne laisse guère place au doute. Le moteur est « out ».

Simon : « Lors des qualifications, je n’ai pas ressenti le pic de grip du pneu ce qui laisse à penser qu’on aurait pu faire mieux. Au premier virage une Bentley et une Mercedes sont passées devant moi en coupant la chicane et les leaders ont largement anticipé le feu vert. J’aurais dû les suivre plutôt que de me concentrer sur les feux car eux n’ont pas été pénalisés. Mais finalement tout cela n’a pas eu de conséquence sur notre course qui s’est arrêtée dans un grand « boum ». En cassant, le moteur a même bloqué les roues ! J’ai vu beaucoup de fumée et pensé qu’il fallait s’arrêter et sortir de la voiture le plus vite possible. Il y avait moyen de s’offrir un grand résultat en passant à travers les incidents qui ont marqué l’épreuve, notamment à la fin. Cette longue saison de dix courses en GT3 qui m’a apporté pas mal de satisfactions est maintenant terminée. Je remercie toute l’équipe Saintéloc, Audi, mes partenaires, mon père et ma mère. »

Le Paul Ricard en guise de digestif

Pour digérer sa désillusion catalane, Simon retrouvera le circuit varois où il a couru en GT3 en juin dernier. Il s’agira cette fois, en compagnie d’Eric Debard et à bord de l’Audi R8 LMS GT4 Saintéloc, de dire au revoir au championnat de France FFSA GT qui vivra son épilogue les 12 et 13 octobre.

Photo Twenty-One Creation

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